Depuis sa création, il y a plus de 150 ans, le fameux petit cône violet a déjà fait couler beaucoup de sucre. Friandise ancestrale du Royaume de Belgique, le ''Cuberdon'' renferme plusieurs secrets liés à ses origines et à sa recette artisanale jalousement gardée...
La légende la plus répandue sur l'origine du cuberdon prétend que le bonbon fut conçu au 19° siècle par un membre du clergé vivant en Flandre, dans la région de Bruges. De là serait né son surnom de "bonnet de curé".
La piste flamande semble se confirmer quand on sait que dans la langue de Vondel, ''kuper'' signifie ''cône'', une forme faisant directement référence à celle du cuberdon. Mais comme rien n'est simple dans le Plat Pays, il s'avère que les Flamands, contrairement à leurs voisins Wallons, n'utilisent pas le mot ''cuberdon'' pour nommer le divin bonbon, mais bien le terme ''neuzeke'', signifiant ''petit nez''.
De plus, en l'an 2000, un ouvrage paru aux éditions Duculot, attribue son origine à la langue française, les étymologistes expliquant ce mot par une altération de cul (de) bourdon.
Si les gastronomes wallons et flamands se disputent parfois l'origine du cuberdon, ils sont unanimes sur un point: son goût est unique et inimitable.
Le véritable cuberdon se compose d'une fine croûte extérieure qui éclate subtilement dans la bouche et libère un sirop raffiné et sucré. Il doit être dégusté dans les 8 semaines qui suivent sa fabrication, pour conserver tout son fondant.
Le cuberdon traditionnel est obtenu à partir d'un arôme de framboise, qui lui confère sa jolie couleur pourpre.